Dans son second roman, largement autobiographique, J. Frame retrace l'itinéraire d'une jeune fille en proie à des problèmes affectifs intenses, et qui s'exprime grâce à une écriture extrêmement poétique.
Erlene a cessé de parler car «à chaque fois qu'elle ouvrait la bouche pour dire quelque chose, sa voix, de la cachette où elle se dissimulait, lui rappelait qu'il n'y avait rien à dire et pas de mots pour le dire». Vera, sa mère, en proie à la jalousie, au dépit et à la culpabilité, est devenue aveugle à force de volonté. Le père, lui, les a quittées pour un pays lointain et une autre famille dont il retrace l'arbre généalogique.